Le Parlement européen restera à Strasbourg

Reçus le lundi 9 février dernier par la Cellule diplomatique de l’Elysée, Pierre Savreux et Fabrice Hinschberger, président et vice-président de l’association One City, ont obtenu le soutien et des engagements motivants de la part de l’entourage du Président de la République.

Ils ont ainsi obtenu l’assurance que le Parlement restera à Strasbourg car ce siège est protégé par les Traités, dont celui d’Edimbourg en 1992 qui fait de Strasbourg l’unique siège du Parlement européen, et que rien ne peut remettre en cause cet état de fait et de droit, sinon à rouvrir les traités et à revoir tout le paquet institutionnel.

Rappelons que le siège officiel du Parlement européen est à Strasbourg et accueille les sessions plénières ; ses commissions, ainsi que certaines séances plénières additionnelles se tiennent à l’Espace Léopold, à Bruxelles ; son secrétariat général est installé à Luxembourg.

La Présidence de la République s’impliquera pleinement, en lien avec la municipalité de Strasbourg et les collectivités territoriales, afin que la capitale alsacienne soit de plus en plus accessible et que les conditions de travail des députés y soient optimisées.

Déjà, le récent plan de relance a inscrit dans le marbre la deuxième phase du TGV-Est-européen, qui mettra Strasbourg à 1h50 de Paris dès 2013. Depuis le mois de décembre, l’aéroport de Strasbourg-Entzheim bénéficie de salons rénovés et est desservi par une ligne ferroviaire au moyen d’une nouvelle gare. Et durant la prochaine législature, le Parlement européen sera directement relié en tramway depuis la gare SNCF.

Enfin, l’Elysée a formellement démenti la rumeur selon laquelle l’OTAN envisagerait d’implanter son siège dans les locaux même du Parlement européen. Cette rumeur est d’autant plus infondée que les bâtiments du Parlement ne répondent pas aux normes et ne pourraient supporter la logistique extrêmement lourde requise pour accueillir le siège de l’OTAN.

Le démenti de cette rumeur balaye également les autres suppositions fantasques régulièrement avancées pour transformer le siège du Parlement en “Grande Université Européenne”, dont les statuts n’ont jamais été envisagées par le Conseil des ministres de l’Enseignement supérieur et de la Recherche des 27, ou en “Sénat Européen”, institution qui, faut-il le souligner, n’existe pas.

Pour Pierre Savreux, président de l’association One City, “toutes ces avancées sont extrêmement positives pour confirmer Strasbourg en tant que capitale parlementaire de l’Union européenne. Il faut néanmoins continuer à signer la pétition car le lobby pro-Bruxelles est de plus en plus actif. En apportant votre soutien à ce combat, vous direz clairement que vous souhaitez que le Parlement européen reste à Strasbourg et qu’à terme, l’intégralité de ses activités soit regroupée dans la capitale alsacienne. Les citoyens ont le pouvoir de tout changer”.

Pour mémoire, Strasbourg constitue le symbole même de la réconciliation franco-allemande car, après avoir changé de nationalité cinq fois entre 1870 et 1945, elle dispose désormais d’une multitude d’atouts : déjà siège de nombreuses institutions européennes, les députés y bénéficient d’un réseau de plus de 50 ambassades et consulats, d’établissements scolaires internationaux, d’un environnement culturel et linguistique franco-allemand, d’une vie culturelle dynamique…

Et Pierre Savreux d’ajouter : ”Il serait donc inconcevable de renier ainsi notre Histoire. L’opinion publique européenne reste très attachée au siège de Strasbourg. Faisons entendre sa voix!”.

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