Archive for septembre, 2011

Strasbourg présente “Wacken-Europe”, son futur quartier d’affaires international

Vendredi, septembre 30th, 2011

La CUS, Communauté urbaine de Strasbourg a retenu le projet porté par Bouygues Immobilier et associé aux architectes de l’Atelier Portzamparc et de Mérat Workteam pour aménager la première tranche du quartier d’affaires international au Wacken au nord de l’allée du Printemps, proche Parlement européen et l’Hôtel de Région, d’ici 2017.

Deux équipes en concurrence, l’équipe Bouygues, menée par les architectes Christian de Portzamparc et Jean Mérat, et l’équipe Nexity, avec François Leclercq et Michel Guthmann pour un dialogue compétitif qui a vu le choix du projet Bouygues être sélectionné. « Nous avons retenu l’équipe Bouygues. Leur dossier nous semblait plus séduisant et solide sur le plan économique », a expliqué Catherine Trautmann, vice-présidente de la CUS en charge du projet.

« L’intérêt de leur proposition tient à sa grande souplesse. Les entreprises pourront acheter de gros volumes, comme se contenter d’installer un siège social. Ce sera du sur-mesure », complète Daniel Betz, chargé de mission Wacken Europe — du nom du projet global, qui comprend, outre le quartier d’affaires, la rénovation du Palais de la musique et des congrès (PMC) et la réalisation d’un nouveau parc des expos (PEX).

La sélection s’est donc portée sur un critère économique puisque la réalisation de ce quartier en pleine mutation s’inscrira en deux phases, la première étant essentielle pour lancer la deuxième phase. La première phase qui comprend 90.000 m2 de surface hors œuvre nette (SHON), doit être réalisée entre la période 2013-2017. Elle conditionne la réalisation de la deuxième phase qui devrait aboutir à 110.000 m2 de SHON, livrés au plus tard en 2025.

Le projet porté par Bouygues offre des projections immobilières pour les institutions européennes de 30 000 m2, des programmes tertiaires (bureaux, sièges, centres d’affaires) pour 30 000 m2, 11 000 m2 d’hôtels et résidences hôtelières toutes gammes, 5 000 m2 de commerces et services, 10 000 m2 de logements, en bordure de l’allée du Printemps.

Sur le plan économique « le prix du m2 se situera dans la fourchette haute. Pas au sommet, pour ne pas handicaper la commercialisation des espaces, mais à un niveau de standing international », explique Daniel Betz.

« Ce quartier se composera de bâtiments performants écologiquement et situés dans un environnement unique, du fait de la proximité du centre historique, des institutions européennes, de la gare et de l’aéroport. C’est ce qui justifie le positionnement haut de gamme de l’opération C’est aussi ce qui va nous empêcher de doublonner avec les autres parcs tertiaires de l’agglomération », précise Catherine Trautmann, rajoutant que Wacken Europe est un pari sur l’avenir, « nous créons une offre. Mais le site a des atouts indéniables. Et nous comptons sur le nouveau PEX et le PMC rénové pour entrer en synergie avec le quartier d’affaires ».

Bouygues Immobilier s’est donc associé à Christian de Portzamparc, lauréat du prix Pritzker en 1994, a réalisé, entre autres le musée Hergé à Louvain-la-Neuve (Belgique), la Tour Granite, Société Générale, à La Défense, le siège du Monde à Paris etc…, et à Jean Mérat, qui lui a planché, sur plusieurs projets bien connus des Strasbourgeois, notamment le Bruckof et Rivetoiles (avec Chapman Taylor).

Enfin, l’agenda du projet devrait débuter par un protocole d’accord qui sera soumis en octobre prochain, et qui devrait dévoiler une première maquette. 2012 devrait faire l’objet d’études préalables aux travaux et 2013 devrait voir le démarrage de ceux-ci. La collectivité strasbourgeoise désignera à l’automne un maître d’œuvre urbain chargé de plancher sur la partie accessibilité-desserte de l’ensemble.

(Source : blog-habitat-durable.com)

Le Luxembourg tient aussi à ses institutions européennes

Mercredi, septembre 28th, 2011

Au printemps dernier, l’ancien ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez s’était montré ferme dans le débat autour de la migration mensuelle des parlementaires vers Strasbourg. Pas question pour la France d’accepter le transfert d’une session plénière de plus vers Bruxelles, comme l’avaient souhaité certains députés.

Strict respect

Selon les traités, le siège officiel du Parlement européen est la capitale alsacienne. L’affaire a donc été portée devant la Cour de justice de l’Union européenne. Paris n’est pas seul dans ce combat. Le Luxembourg soutient aussi l’action en justice car il craint aussi que petit à petit, les institutions européennes ne quittent son territoire. Un accord passé en 1965 et toujours repris jusque dans les traités actuels prévoit que le Luxembourg est le siège de la Cour des comptes, de la Cour de justice et de la Banque européenne d’investissement. Au total, ces administrations représentent 11 000 employés. Un député luxembourgeois a dernièrement adressé une question sur ce sujet au ministre des Affaires étrangères, Jean Asselborn. La réponse du chef de la diplomatie du Grand-Duché ne laisse planer aucun doute. Il affirme qu’il œuvrera au strict respect des engagements européens.

Je m’en fous

Et les déclarations du printemps dernier du Premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, ont le mérite d’être claires sur la détermination de son gouvernement: “Je ne suis pas inquiet et pour le reste, je m’en fous. Parce que le droit est le droit et les traités sont les traités. Et que certains ministres scandinaves qui ne savent pas que le Luxembourg existe ou que des fonctionnaires bien rémunérés à Bruxelles qui aiment dormir dans leur lit bruxellois soient gênés par le fait qu’ils aient à se déplacer (…). Je m’en fous”.

24 en moins

L’inquiétude est venue du départ de 24 des 28 fonctionnaires du cabinet du secrétaire général du Parlement européen vers Bruxelles. Mais pour Jean Asselborn, la construction actuelle d’un nouveau bâtiment administratif démontre bien l’ancrage de l’UE à Luxembourg.

(Source : Euractiv)

Siège du Parlement européen à Strasbourg : Martin Schulz dément catégoriquement les propos remettant en cause Strasbourg

Mardi, septembre 27th, 2011

Martin Schulz, Président du Groupe Socialiste et Démocrate au Parlement européen, a démenti catégoriquement les propos qui lui ont été prêtés selon lesquels « le dialogue serait ouvert » sur la question du siège de Strasbourg.

Ce matin, étaient parus sur un site web les propos du député britannique eurosceptique Edward Mc Millan-Scott qui suggérait une prise de position du Président socialiste favorable à l’hypothèse d’une discussion sur le siège du Parlement européen. Le député britannique prétendait avoir été informé par des membres du Parlement européen qui auraient entendu le Président du Groupe Socialiste et Démocrate tenir ces propos.

Martin Schulz a précisé qu’il maintient sa position constante sur la question du siège, à savoir le strict respect des traités.

Roland Ries, Maire de Strasbourg, se réjouit de ces précisions qui réaffirment l’engagement des députés socialistes et démocrates européens dans le respect des textes des traités qui ont fait de Strasbourg le siège du Parlement européen.

François HOLLANDE défend à son tour le siège du Parlement européen à Strasbourg

Vendredi, septembre 23rd, 2011

Le 13 septembre 2011, François Hollande était à Strasbourg où il a été accueilli par le maire et le président de la Communauté urbaine de Strasbourg, Roland Ries et Jacques Bigot, avec lesquels il a visité le quartier du Port-du-Rhin.

Le candidat à la primaire socialiste a également rencontré le secrétaire général du Conseil de l’Europe et le président de la Cour européenne des Droits de l’Homme, avant de retrouver le groupe des élus socialistes, autour de Catherine Trautmann, au Parlement européen.

Interrogé à propos du siège du Parlement européen, François Hollande s’est montré ferme. « Cette question ne se discute pas. Elle n’a pas lieu d’être », a-t-il affirmé, en assurant qu’il défendrait Strasbourg, « si demain il est porté à la tête du pays ».

Évoquant la crise que traverse l’Europe – le thème aussi du meeting, hier soir, au Palais des congrès – François Hollande, « face à la peur et aux incertitudes », a « insisté sur quelques instruments dont l’Europe doit se doter, comme les euro-obligations et la taxe sur les transactions financières pour se donner davantage de moyens pour préparer l’avenir ».

Le TGV Rhin-Rhône renforcera Strasbourg et l’Alsace

Mercredi, septembre 7th, 2011

Le ministre Philippe Richert a exhorté, lors de son discours d’inauguration de la Foire au Wacken, à reprendre l’initiative pour l’Alsace et à agir ensemble pour Strasbourg l’Européenne.

Paraphrasant la célèbre citation sur General Motors et les États-Unis, Philippe Richert, le ministre chargé des Collectivités territoriales, a dit, hier, toute sa conviction, à l’issue de son intervention à la Foire européenne : « Ce qui est bon pour le rayonnement de Strasbourg est bon pour l’Alsace tout entière. Et l’inverse est vrai. » Il s’est appuyé sur les exemples du TGV Est, du TGV Rhin-Rhône, de la desserte en TER de l’EuroAirport qui mettra la plateforme à 50 minutes de Strasbourg, du siège du Parlement européen… Il a appelé à « reprendre l’offensive ensemble » sur ce dernier dossier.

Philippe Richert est intervenu — remplaçant au pied levé son collègue Alain Juppé — avec sa double casquette de président du conseil régional d’Alsace et de ministre pour aborder longuement l’organisation territoriale et le conseil d’Alsace.

Il a détaillé les dossiers économiques alsaciens : ceux qui marquent négativement l’actualité comme la vente de Stracel, la fermeture de la raffinerie de Reich-stett ou la situation de GPV à Saint-Amarin, mais aussi les réussites comme Liebherr à Colmar ou le sauvetage de Velcorex dans la vallée de la Thur…, appelant à ne pas céder au pessimisme ou « à ce mal français qu’on appelle le déclinisme ». Mais il a également commenté « la crise profonde à laquelle nous sommes confrontés aujourd’hui, qui n’épargne personne : ni les ménages, ni les entreprises, ni les collectivités, ni même les États », défendant en passant les actions entreprises par le gouvernement pour sauver les banques françaises, l’euro et la Grèce.

Le maire de Strasbourg, Roland Ries, sollicitant au passage l’intervention de Philippe Richert en faveur du contrat triennal entre l’État et sa ville, a défendu « l’identité européenne de Strasbourg et ses valeurs d’humanisme qui offrent ce supplément d’âme aux quinzaines d’institutions européennes qui ont leur siège à Strasbourg », face à « une Europe purement financière avec ses dérives spéculatives ». Pour Roland Ries, « l’Europe a surtout besoins de mieux prendre en considération l’intérêt des peuples qui la composent ».

(source : l’Alsace.fr)