Grosse affluence ce week-end au Parlement européen à STRASBOURG

mai 22nd, 2012

Le tourisme des institutions a fait le plein dimanche dernier au Parlement européen. Preuve que l’idée de l’Europe est bien vivace et que le public en redemande. Faut-il, du coup, ouvrir l’IPE IV au public les samedis de sessions ? Ces chiffres flatteurs en tout cas sont une riposte claire aux arguments des Eurosceptiques et des déclinistes de tous bords.

L’Europe serait en perte de vitesse ? Au vu des chiffres de la fréquentation, l’opération-séduction d’avant-hier au Parlement européen n’a pas échappé à la règle : une fois de plus – cela fait vingt ans que l’hémicycle est ouvert au public pour une journée – ils étaient encore près deux dizaines de milliers de personnes à arpenter les longs couloirs de l’IPE IV pour s’approcher au plus près des instances de décision européennes.

Strasbourg a fait mieux que Bruxelles dimanche dernier

Pour la majorité des visiteurs, cette journée est une attraction : c’est un circuit que l’on visite, au fil des ans, comme les Journées du patrimoine. « Le parvis, ça fait un peu foire européenne, a relevé Eric Schultz, conseiller municipal délégué en charge de la démocratie participative. Mais cela permet à des gens qui ne seraient pas venus spontanément d’entrer en contact par ce biais-là avec les institutions ».

Sur le parvis ensoleillé ont pris place, en effet, quelques poules, des lapins et même une chèvre et une brebis, que les Jeunes agriculteurs du Bas-Rhin ont pris soin de présenter aux citadins. Ces animaux de basse-cour, tout comme les visiteurs, ont aussi pu assister au lever des drapeaux, dès le matin, et apprécier les animations musicales sur une scène. Avant d’entrer dans la cour d’honneur de l’IPE IV où après une longue file d’attente, ils ont pu effectuer un tour soigneusement préparé par les organisateurs.

« Nous avons compté 18 700 visiteurs au moment de la fermeture des portes à 18 h. Soit 700 de plus qu’à Bruxelles, la semaine dernière… », calcule Luis Martinez-Guillén, chef de bureau au Parlement européen.

« On se sent plus européen dans l’hémicycle »

Pour certains visiteurs, l’expérience est unique : « On a la sensation que c’est ici que le futur se joue. Sans l’Europe, on n’y arrivera pas face aux pôles émergents ou à la Chine », déclare spontanément Adeline, 24 ans, originaire de la région parisienne, qui est venue avec deux amis tout exprès pour visiter le parlement, cœur de l’Europe politique.

« C’est impressionnant, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur ! C’est grand, moderne et très classe », indique Boris, 23 ans, étudiant en école d’ingénieur. « On se sent plus européen quand on est dans l’hémicycle avec ces centaines de députés qui parlent toutes les langues tout autour de vous », ajoute Adeline qui relève aussi l’acoustique exceptionnelle et le côté futuriste de l’hémicycle.

« Un bien bel outil de travail », a noté Stéphanie, 32 ans, parisienne d’origine, pour les 754 députés élus dans les 27 pays membres de l’Union européenne élargie. Avant de glisser, dans un clin d’œil : « Quoiqu’un peu froid. Il faut dire qu’on est près de l’Allemagne… »

Ouvrir les samedis de session ?

« Pourquoi ne pas ouvrir les portes du Parlement européen au public, les samedis des sessions », a suggéré Rainer Wieland, vice-président du Parlement européen, qui a rencontré en aparté Roland Ries.

Une idée qui n’est pas pour déplaire au maire de Strasbourg ainsi qu’à Nawel Rafik-Elmrini, son adjointe en charge des affaires européennes et internationales, qui ont abondé dans son sens.

Tout en lui expliquant, de leur côté, les grandes lignes du « projet de la Maison de l’Europe dans la villa Kaysersguet », qui doit « permettre de répondre dès 2013 aussi à cette attente citoyenne d’être physiquement en contact avec l’Europe ».

(Source : DNA)

Café Europe à BOULOGNE-SUR-MER sur le siège du Parlement européen

mai 21st, 2012

C’est dans la joie et la bonne humeur que Nouvelle Energie pour Boulogne organisait un « Café Europe » ce 11 mai 2012 au restaurant « Le Cyrano » à Boulogne-sur-Mer.

L’invité de Richard Honvault cette fois-ci était Pierre Savreux au titre de Président de l’association « One City ». Pierre Savreux est collaborateur parlementaire, chargé de cours de Droit à l’université d’Amiens et Responsable des Jeunes Populaires (UMP) de la Somme.

Une soirée d’échange sur le fonctionnement des institutions européennes, l’Europe à Strasbourg, l’Europe et la France, le problème de la technocratie, sur l’Europe Sociale, l’Europe de la Défense, l’Europe industrielle et bien sur les enjeux économiques et financiers plus que jamais d’actualité. Boulogne-sur-Mer était au centre des débats avec le dossier pêche et filière halieutique.

Ses réflexions mûrissent et aboutissent à des idées d’action pour défendre notre territoire. Pour un Boulogne plus fort, ses moments de réflexions, d’analyse et d’approfondissement des connaissances politico-financières sont indispensables.

Remercions encore Pierre Savreux pour la qualité de son intervention et son esprit d’ouverture et de travail.

Nous avons par la suite pu poursuivre les débats autour d’un repas convivial et amical.

(Un article de Stéphane LANGLOIS)

Martin SCHULZ veut un siège unique du Parlement européen à Strasbourg

mars 28th, 2012

Un mois après avoir dit qu’il aimerait que l’institution qu’il dirige aie un siège unique, le président du Parlement européen Martin SCHULZ a précisé ses vues : pour lui, Strasbourg, siège officiel du Parlement européen selon les traités, devrait rassembler toute l’activité parlementaire. “Je pense que nous avons besoin d’un siège unique. Il n’est pas efficace de toujours voyeger entre les deux endroits”, a déclaré M. SCHULZ, se référant aux allers-retours mensuels entre Strasbourg et Bruxelles, où s’effectue l’essentiel d travail en commissions.

“Je suis en faveur de Strasbourg parce que je pense que le siège du Parlement est à Strasbourg”, a-t-il affirmé sur une radio suédoise le 24 mars. “La France est le deuxième État-membre de l’UE et ne dispose que d’une seule institution, le Parlement”. Il estime qu’il serait inconvenant que la France, deuxième contributeur au budget de l’UE, n’ait pas d’institution. Pour que Paris accepte d’abandonner le siège du Parlement, il faudrait un échange, ce qui n’est guère aisé, a averti M. SCHULZ. “Les Français ont toujours dit : transférons la Banque centrale européenne de Francfort à Strasbourg, mais c’est une solution que refusent les Allemands”.

En tout cas, M. SCHULZ a rappelé que toute modification à la situation actuelle exige une modification du traité à avaliser à l’unanimité des États-membres.

(source : Europolitique)

Robert GROSSMANN interpelle les candidats à la présidentielle sur le siège strasbourgeois

mars 6th, 2012

Robert Grossmann, ancien président de la Communauté Urbaine de Strasbourg, ancien maire délégué de Strasbourg, a interpellé aujourd’hui sur son blog les différents candidats à l’élection présidentielle sur la question du siège du Parlement européen à Strasbourg.

« Quelle stratégie de défense du siège du Parlement Européen, à Strasbourg, comptez vous mettre en œuvre au lendemain de votre élection ?

Jusqu’à ce jour la France s’est contentée de suivre une défense statique de type « ligne Maginot », en se référant au strict respect des traités, favorables à Strasbourg.

Cette politique risque d’être de plus en plus fragilisée face aux attaques incessantes du lobby anti Strasbourg.

Aucune dynamique offensive n’a été mise en place, à titre d‘exemple, l’obtention du transfert à Strasbourg d’une partie de l’administration installée à Bruxelles afin de faire vivre le PE de manière permanente plutôt que de se contenter d’une semaine (amputée) par mois.

S’il vous semblait qu’aucune stratégie gagnante n’était en mesure d’être mise en oeuvre, si une certaine fatalité, favorisée par les partisans de Bruxelles siège unique du PE, devait jouer contre Strasbourg, avez vous un autre plan à la hauteur de la réputation européenne de notre ville qui devrait être considérée comme une « autre capitale » en France?

Robert GROSSMANN

Un rapport défend le maintien du Parlement européen à Strasbourg

février 15th, 2012

Basé sur des chiffres fournis par l’administration du Parlement européen, un rapport publié mardi 14 février établit que la transhumance mensuelle des eurodéputés entre Bruxelles et Strasbourg est nettement moins coûteuse et polluante que ce qu’affirment les élus “anti-Strasbourg”.

Le coût du siège strasbourgeois du Parlement européen et des sessions plénières qui y sont organisées quatre jours par mois peut être évalué à 51,5 millions d’euros par an, selon un rapport réalisé par l’association européenne des jeunes entrepreneurs (AEIE). Or, les députés “anti-Strasbourg”, qui réclament régulièrement le rapatriement des sessions à Bruxelles, ont avancé il y a un an un coût de 169 à 203 millions d’euros, une estimation qualifiée de “tronquée, approximative ou obsolète” par l’AEJE.

La différence entre les deux estimations s’explique notamment par le fait que les “anti-Strasbourg”, emmenés par l’eurodéputé libéral britannique Edward McMillan-Scott, ont comptabilisé des dépenses qui devraient de toute façon être engagées même si les sessions avaient lieu à Bruxelles, a expliqué le principal rédacteur du rapport et président de l’AEJE, Pierre LOEB.

Améliorer la desserte

L’empreinte carbone des déplacements mensuels est également 4,5 fois inférieure à ce qu’affirment les pro-Bruxelles, selon ce rapport, qui là aussi se réfère à des chiffres fournis par le secrétariat général du Parlement. Le rapport, qui n’élude pas les aspects négatifs du site strasbourgeois, recommande d’améliorer notamment sa desserte en transports ou ses capacités d’hébergement.

Le ministre français des affaires européennes, Jean LEONETTI, s’est félicité mardi de sa publication. “Si on va un peu plus loin, on peut se poser la question : pourquoi le Parlement européen ne serait-il pas uniquement à Strasbourg ? On éviterait ainsi les navettes entre Bruxelles et Strasbourg.” “Strasbourg n’a pas à s’excuser d’être la capitale parlementaire de l’Europe”, a martelé le député conservateur luxembourgeois Franck ENGEL.

Le siège officiel du Parlement européen est Strasbourg, où ont lieu les sessions plénières, mais c’est à Bruxelles que se tiennent les commissions.

Retrouvez le rapport complet en cliquant ici.

(Source : Le Monde)

7 000 signatures pour One City

février 11th, 2012

Le cap des 7 000 signatures a été franchi cette semaine par la pétition One City. Merci à vous tous de votre soutien et n’oubliez pas de relayer la pétition auprès de vos amis… L’objectif des 10 000 signatures est à notre portée courant 2012.

Vous aussi signez la pétition en ligne en cliquant ici.

Philippe RICHERT veut renforcer l’Europe à Strasbourg

janvier 10th, 2012

Lors de la cérémonie des vœux, le président de la Région Philippe Richert a proposé, hier soir, que le futur secrétariat de l’Europe des 17, s’il voit le jour, soit installé à Strasbourg.

Le ministre et président du conseil régional d’Alsace croit en l’Europe. Il croit aussi en l’avenir de l’euro. À la veille de la venue de Nicolas Sarkozy en Alsace — le chef de l’État sera aujourd’hui à Mulhouse (lire ci-dessus et page 36) —, Philippe Richert s’est inscrit dans la volonté présidentielle de voir « les seuls chefs d’État de l’Eurogroupe définir les positions concernant l’économie et les finances » de la zone. « Il y a quelques mois, les 27 discutaient de l’euro, y compris ceux qui n’ont pas l’euro comme monnaie », a-t-il rappelé sur un mode ironique, défendant la thèse d’ « une Europe qui évolue à deux niveaux ».

Hier soir, devant le millier d’invités de la Région et du Conseil économique, social et environnemental, accueillis au Palais des congrès par Lisa Boxberger, élue du Parlement alsacien des Jeunes, Philippe Richert a affirmé que « l’organisation de l’Europe des 17 ne peut trouver sa place qu’à Strasbourg ». « Strasbourg, c’est l’Europe des pères fondateurs. Celle qui veut jouer sa propre partition dans la marche du monde », a-t-il relevé, persuadé que l’implantation d’un tel secrétariat ne pourrait que renforcer le statut de la capitale parlementaire européenne.

En appelant implicitement à Roland Ries, sénateur-maire PS de Strasbourg, à qui il a déclaré « solennellement que l’Alsace ne réussira pas sans Strasbourg », il a exhorté les élus de tous bords à « se retrouver » sur sa proposition. Même si cela paraît délicat en campagne présidentielle, le ministre — qui s’est défendu de toute démarche partisane — leur a demandé de faire « bloc pour soutenir le président et le gouvernement, car ces orientations seraient une occasion exceptionnelle pour Strasbourg et pour l’Alsace ».

Le référendum sur le conseil d’Alsace d’ici l’automne

Dans son allocution, le président Richert a aussi insisté sur les travaux qui visent à définir « la marque partagée Alsace pour affirmer et consolider l’excellence alsacienne », et s’est dit confiant sur la démarche qui, d’ici l’automne, doit aboutir au référendum sur le conseil d’Alsace. À l’entendre, plus rien n’oppose les trois présidents…

« Vous pouvez compter sur moi et sur l’ensemble des membres du Céser », avait souligné, d’emblée, le président Bernard Stalter, fervent partisan du conseil d’Alsace, en rappelant qu’à deux reprises déjà, les représentants de la société civile avaient jeté les bases pour « l’émergence d’une collectivité unique ».

(Source : L’Alsace.fr)

Le Parlement Européen signe deux contrats historiques avec BT

décembre 28th, 2011

BT annonce la signature avec le Parlement Européen de deux contrats pour une valeur combinée de plus de 120 millions d’euros sur une durée de cinq ans. Ces contrats couvrent toute une gamme de services informatiques en réseau, comprenant la fourniture d’équipement, les applications et l’ensemble des services professionnels associés pour l’infrastructure et les systèmes de télécommunications du Parlement Européen. Les services seront fournis sur les trois sites du Parlement Européen à Bruxelles, Luxembourg et Strasbourg.

Ces contrats répondent aux besoins du Parlement Européen en matière de services informatiques en réseau hautement performants, dans des domaines tels que la téléphonie sur IP, les communications unifiées, la vidéoconférence, la téléprésence, la sécurité et l’accès Internet. Ils couvrent également la fourniture d’équipement réseau et d’applications, y compris les commutateurs intelligents, les routeurs et les multiplexeurs à large bande. BT sera le fournisseur exclusif du Parlement pour les services professionnels associés tels que l’intégration de systèmes, la maintenance, la formation et le reporting.

L’association One City espère que ce contrat permettra d’optimiser l’utilisation des locaux du Parlement européen, en privilégiant Strasbourg. Les députés pourront rester plus longtemps à Strasbourg, car le développement de la vidéoconférence leur permettra de rester en relation permanente avec les autres capitales de l’Union européenne. “A tous ceux qui dénoncent la transhumance mensuelle des députés de Bruxelles à Strasbourg, voilà un bon moyen de réduire ces coûts de déplacement inutiles : développer la vidéoconférence et installer définitivement le Parlement européen dans la capitale alsacienne”, a déclaré Pierre Savreux, Président de l’association.

STRASBOURG, capitale de Noël

décembre 24th, 2011

Marché de Noël 2011 à Strasbourg par VilledeStrasbourg

Dès 1570, Strasbourg déploie son Marché de Noël autour de sa prestigieuse Cathédrale. Depuis lors, son rayonnement en Europe n’a fait que croître, grâce notamment aux traditions qu’il véhicule, son esprit de tolérance et d’humanité. Lors de votre visite au coeur de la ville, ne manquez pas de découvrir les nombreux artisans présents sur nos marchés de Noël ainsi que le très réputé marché des Bredle avec ses délicieux petits gâteaux préparés pendant la période de l’Avent.

Au moment des festivités de Noël, un brin de magie supplémentaire s’empare de la ville grâce à la découverte d’un pays invité d’honneur, place Gutenberg. Cette année, Strasbourg en tant que Capitale de Noël, accueille la Suisse. Un volet artistique et culturel vous est proposé avec un marché traditionnel de spécialités artisanales culinaires et artistiques. Mais aussi des danses folkloriques, des concerts et des expositions des différents cantons de la Suisse sont à découvrir.

STRASBOURG : coup d’envoi au quartier d’affaires

novembre 28th, 2011

Cent cinquante millions d’euros pour environ 100.000 m 2 à bâtir, c’est l’investissement que doit effectuer Bouygues Immobilier sur des terrains situés en bordure de l’immeuble abritant le Parlement européen dans le quartier du Wacken, à Strasbourg. Jusqu’à présent occupés par le parc des expositions de la ville, ces espaces vont être déblayés pour laisser la place à un quartier d’affaires international « à énergie positive », ce qui en ferait une première mondiale. Ce projet s’inscrit dans la volonté de la collectivité de maintenir à Strasbourg l’institution européenne. Les études ont en effet démontré qu’il manquait dans la ville des bureaux capables d’accueillir des sièges sociaux, des lobbies et autres prestataires internationaux intéressés par le voisinage immédiat du Parlement.

Une double stratégie

Le projet retenu par la ville, conçu par Christian de Portzamparc, prévoit une extension possible du Parlement européen, ainsi que 40.000 m 2 de bureaux, d’hôtellerie, des logements, commerces et services, « afin de conserver de l’activité dans ce nouveau quartier, y compris le soir et les fins de semaine », insiste Roland Ries, sénateur maire de Strasbourg.

La ville s’engage de son côté à débarrasser les terrains concernés des édifices s’y trouvant, c’est-à-dire des bâtiments du parc des expositions, considérés comme obsolètes. Le projet global prévoit d’ailleurs la construction d’un nouveau parc sur un site voisin, ce qui permettra de le relier directement au palais des congrès, dont les travaux d’extension doivent démarrer début 2012.

Ce projet de quartier d’affaires européen, qui sera présenté cette semaine lors du Salon de l’immobilier d’entreprise (Simi) à Paris s’inscrit dans une stratégie globale, destinée non seulement à favoriser le rôle européen de Strasbourg, mais aussi à replacer la ville dans la course à l’accueil de grandes rencontres économiques, domaine où elle a perdu des points face à ses rivales européennes. Reste à savoir si, avec l’objectif de création de ce quartier très ambitieux au plan urbanistique et technique, les prix de commercialisation resteront en phase avec le marché.

(Source : Les Echos, Didier Bonnet)